Lundi 8 septembre 2008
Des grenouilles au fond d'un cratère. Deux d'entre elles sautent vigoureusement pour s'en sortir. Mais l'une d'elles épuisée, se laisse mourir. L'autre ne cesse de poursuivre ses efforts. Ses compagnes lui crient: "Laisse-toi mourir." Mais l'autre continue de multiplier ses efforts. Au bout de quelque temps, elle émergea du cratère. Étonnées, les autres lui dirent: "Pourquoi as-tu poursuivi tes efforts, alors que nous te disions que c'était inutile?" La grenouille était sourde, et elle pensait que leurs gestes et leurs cris ne visaient qu'à l'encourager à poursuivre, et c'est ce qu'elle a fait.
Marcel Provost, capucin "Brin de sagesse" Ermitage Saint-Antoine.

Comme quoi la surdité permet de comprendre au-delà de ce qui est dit.
Par Daniel LeClair - Publié dans : Résumé de lecture - Communauté : Croyances
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Lundi 8 septembre 2008
Un jour, Dieu a demandé à un enfant de pousser sur une grosse roche. L'enfant s'est mis à pousser de toutes ses forces. Le démon dit alors à l'enfant: "Tu pousses pour rien, la roche ne bouge pas." Découragé, l'enfant dit à dit: "Je ne comprends pas pourquoi tu me demandes de bouger la roche. Je n'en ai pas la force." Dieu dit à l'enfant: "Je ne t'ai pas demandé de bouger la rocher, mais de pousser sur elle. Si tu continues à la pousser dessus, je vais la faire bouger."

Par déduction, on sait que l'amour change le monde. Mais Dieu ne nous demande pas de changer le monde, mais seulement de l'aimer. Or, aimer veut dire Vivre et laisser vivre. Si on croyait en l'amour comme sur divine, le monde changerait à notre insu. Mais on veut tellement qu'il change que l'on se refuse d'aimer sans que l'autre ne le mérite. L'amour est un don et non une rançon. Merci à Marcel Provost, capucin pour cette publication "Brins de sagesse."
Par Daniel LeClair - Publié dans : Résumé de lecture - Communauté : Croyances
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Samedi 23 août 2008
La nage synchronisée est impressionnante. Les compétitions aux quelles j'ai été témoin grâce à mon téléviseur ont été spectaculaires. Les figures imposées ont ét d'une exactitude exemplaire. J'en remercie le Ciel de ne pas avoir eu à juger du spectacle. J'accroche à l'idée que pour réussir un tel exploit, les athlètes ont eu à renoncer à leur individualité afin d'entrer dans le dynamisme du groupe pour des configurations de qualité.

Pour être parfait, la nage synchronisée repose sur des athlètes dont le souci d'une perfection du groupe, qu'elle soit sociale, religieuse ou artistique. Il ne faut qu'une fausse manoeuvre d"un individu pour briser le rythme du groupe. L'athlète n'a pas intérêt à attirer un tel regard sur une prestation parallèle au groupe. L'esprit communautaire de l'Église peut-elle alors s'inspirer de la nage synchronisée pour aiguiser ses instruments d'intervention pour le mieux-être de ceux et celles qui y croient?

On ne peut pas confondre le verbe "vivre" avec celui de "croire." Le premier peut être issu d'un acte volontaire et individuel, alors que le second relève d'un acte communautaire. Je peux croire en moi mais si les autres ne suivent pas le pas ou ne le confirment pas, mon effort est une illusion en chute libre. J'aime faire le parallèle avec l'équipe pastorale à laquelle je me suis joint dernièrement. Chaque membre est habité d'une conviction personnelle essentielle aux échanges d'idée et aux partages de responsabilités. Mais dans l'exécution des figures imposées par le contexte sociale de l'Église aujourd'hui, on ne peut plus se permettre certaines envolés pittoresques et oratoires que l'on a connues aux débuts de l'ère Vatican II. On ne peut plus se permettre des arabesques vertigineux individuels de jadis et ce, dans une quête d'une publicité sociale. Il faut un discours synchronisé où tous les artisans posent un geste communautaire comme dans un seul mouvement. Il est si facile de se bâtir une tour de Babelle. On n'a qu'à utiliser les mêmes briques différemment où chacune aura son explication individuelle et sans rapport. La tour serait alors vertigineuse et les libertés d'expression diront à quel point il n'y a plus rien à dire.

Les athlètes sont-ils à nous enseigner les rudiments de note foi? Encore faut-il y croire pour l'investir dans notre manière de vivre et de croire.
Par Daniel LeClair - Publié dans : Méditations - Communauté : Croyances
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Samedi 23 août 2008
Mes lecteurs me pardonneront de perdre du temps à regarder à la télé les exploits sportifs. Les jeux olympiques n'arrivent qu'une fois à tous les quatre ans. S'il y avait une médaille, ne serait-ce en aluminium pour la quatrième place, le Canada ferait belle figure sur le tableau des médailles. Que d'efforts de la part des athlètes tombés dans l'oubli faute de reconnaissance officielle sur le podium du bronze, de l'argent ou de l'or!

J'apprécie les commentaires des athlètes lorsqu'ils donnent des entrevues aux médias. Ils prennent le temps de remercier leur entraîneur respectif et les membres de leur famille qui les appuient. Qui d'entre eux oserait blâmer un entraîneur ou les membres de la famille pour une bévue lors de l'exécution du sport? C'est pourtant ce que nous faisons dans le domaine de la foi.

Les médailles ont un prix, le bonheur en a tout autant. On dit de l'athlète qu'il faut 1,000 jours d'efforts pour un jour de gloire. Serait-on à chercher à vivre notre foi autrement, 1,000 jours de gloire pour un jour d'effort? Saint Paul écrit dans l'une de ses lettres qu'il court un marathon au niveau de sa foi mais que la récompense recherchée ne se compare pas à une couronne de lauriers.

Il faut un cadre de croissance dans les échelons de la vie. Il revient aux autorités de l'Église d'assurer le maintient d'un tel cadre. Mais devons-nous blâmer celles-ci pour les affres des baptisés qui exploitent mal le potentiel de leur baptême? Il revient à chaque baptisé de développer son entraînement.

Arriverons-nous à croire en son potentiel baptismal comme l'athlète qui croit en son charisme sportif?
Par Daniel LeClair - Publié dans : Méditations - Communauté : Croyances
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Jeudi 21 août 2008
Dans son édition du 21 août 2008, le journal Le Soleil dénonce une directive de l'évêque de Gaspé qui interdit des chants profanes lors des cérémonies religieuses des funérailles. Selon les témoignages reccueillis, des gens s'opposent à la directive diocésaine et voudraient crier à l'injustice.

Je reconnais qu'il y a des chants profanes qui provoquent des sentiments profonds et honnêtes. Pris dans leur contexte, il y a matière à considération. Je reconnais aussi qu'une belle liturgie éveille aussi des sentiements tout aussi profonds et honnêtes. Est-ce une raison pour confondre le profane et le reigieux?

Qui aura le courage de confronter l'esprit de consommation chez certaines personnes qui demandent des services à l'Église? Est-ce une réelle ouverture d'esprit que de permettre tout ce qui "paraît beau" dans les cérémonies religieuses? On ne peut pas confondre les services de l'Église avec ceux offerts par une chaîne de pharmacie où on y trouve de tout, même un ami. Dans une telle chaîne, nous pouvons faire un peu d'épicerie, se procurer des produits nettoyants et de beauté et ce, en attendant l'exécution de son ordonnance médicale. A-t-on le droit de demander une telle diversité de service à l'Église? Faut-il être caméléon à ce point?

Ceux qui demandent ou refusent les services de l'Église doivent assumer leurs choix. Si dans le monde du commerce on ose appeler "pharmacie" là où on fait aussi une partie de son épicerie et que l'on nomme "épicerie" là où on peut faire remplir une ordonnance médicale, le monde religieux n'a pas à faire une telle pirouette pour valoriser le sens de sa mission. En autant que l'on y croit.
Par Daniel LeClair - Publié dans : Social - Communauté : Croyances
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Dimanche 17 août 2008

Les XXIXe olympiades de Pékin occupent beaucoup de mes moments libres. Je m'émerveille de voir des athlètes atteindre quelques heures de gloire après des années d'entraînement et de discipline jusqu'alors insoupçonnées. Les larmes coulent lors le drapeau de leur pays est hissé et que l'hymne national de leur patrie se fait entendre. J'ai été ému de voir l'unifolié s'envoyer au somment de la scène et entendre la musique du "Ô Canada." C'est un peu pour moi que l'on une telle attention à ce porte-étendard de nos valeurs communes. Y aurait-il un olympien en moi que je ne connais pas?

J'ai été interpellé par les deux athlètes dont l'une vient de la Géorgie et l'autre de la Russie. Leurs pays respectifs sont en guerre et une invasion russe en sol géorgien a fait la manchette aux nouvelles du matin. De leurs podiums respectifs, les athlètes se sont fait l'accolade de la paix en signe de solidarité olympique.

Les efforts de paix valent les sacrifices des athlètes. La véritable paix vaut toute les médailles d'or, d'argent et de bronze réunies. Il y a probablement des tricheries telles que le dopage aux produits interdits, mais elles seront en retour punies par les athlètes. Leur effort ne sera plus reconnu. Mais dans les guerres entre les nations, les sanctions ne sont jamais assumées par les belligérants. À quand l'esprit sportif pour résoudre les guerres?

Par Daniel LeClair - Publié dans : Social
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Dimanche 17 août 2008
Je ne connais pas Dieu. Tout ce que j'en sais se limite à ce que Jésus en a dit. Or, il n'a pas tout dit car on ne pourrait pas le prendre et ainsi intégrer une telle connaissance à son mode de vie. Quant à ce que Jésus a dit de Dieu, on doit se limiter à ce que les évangélistes ont retenu. A ce chapitre, saint Jean écrit à la fin de son Évangile que tout ce que Jésus a dit du Père ne peut être contenu dans un livre.

Il
y a donc un enfant en moi qui ressemble aux enfants que je baptise. Le laisser vivre c'est me disposer à une quête continuelle qui n'aboutira qu'au terme de ma vie sur terre et probablement que dans l'Au-delà. Qui dont est Dieu. L'amour est-il son nom et son visage? (Bréviaire, 3e vendredi)
Par Daniel LeClair - Publié dans : Méditations - Communauté : Croyances
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Dimanche 17 août 2008
Lire Matthieu 18,1-15. 10. 12-14                                                                                                                                                       
On demande à Jésus: "Qui est le plus grand dans le Royaume des cieux?" Jésus place parmi eux un enfant et expose une nouvelle façon de voir la réalité de Dieu. Non seulement faut-il avoir l'attitude d'un enfant, il nous faut aussi reconnaître Dieu dans l'enfant. Pourquoi une telle pédagogie?

L'enfant est un être en devenir, il est donc habité d'un projet de vie. Il est sur un mode d'apprentissage constant. À l'opposée, l'adulte se croit arrivé tant il ne contente de ce qu'il connaît. L'enfant ne connaît pas ses parents mais il leur fait confiance. L'adulte ne faire confiance à moins qu'il connaissance d'avance  le fruit ou la conséquence de sa confiance. Sa perception de Dieu se réduit souvent à ses facultés intellectuelles. Pour lui, à cause de son expérience de la vie, Dieu n'est de par sa conception du Divin.

Or, je ne peux me prétendre adulte devant Dieu car je ne le connais que très eu. Je ne saisi pas encore le fruit de ma confiance. Qu'est-ce qu'un tel acte de foi peut m'apporter? Un pareil calcule nuit alors à la confiance aveugle qu'il me faut avoir envers Dieu.
Par Daniel LeClair - Publié dans : Réflexions bibliques - Communauté : Croyances
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Dimanche 10 août 2008
Une homélie entendue il y a plus de trente ans a surgi dans ma méditation du matin. Combien faut-il d'ouvriers pour bâtir une maison? Si nous avons les moyens de nos ambitions, nous devrions prévoir une panoplie d'intervenants. Il faudrait un architecte capable de produire des plans réalisables, un excavateur de terrain qui saura aussi se faire paysagiste en son temps. Il nous faudra un maître-charpentier, un plombier, un électricien. Une fois la structure montée et les facilités en fonction, il faudra des plâtriers qui se feront tireurs de joints, des peintres en batiment et des couvreurs de planchers. Finalement, un bon ébéniste saura orner les efforts des autres artisans avec des meubles qui, à leur tour, créeront les liens qu'il faut entre les différentes pièces de la maison.

Les différents artisans n'ont pas à travailler en solitaire. Ils peuvent former une équipe de base comme nous souhaitons former dans les unités pastorales. Dans le respect de ses fonctions, chaque membre peut aider dans un autre champ d'activité qui n'est pas dans sa spécialité. Mais pour ce faire, il lui faudra se soumettre à d'autres sources d'autorité. Par ce faire, ils forment une équipe multidisciplinaire valable pour une maison de mission selon l'Évangile d'aujourd'hui. Mais on ne peut plus se contenter à créer des comités d'hommes à tout faire dans tous les domaines de la pastorale. Une solution en plomberie peut créer un problème en électricité et un couvreur de plancher qui ne tient pas compte des efforts des autres peut aussi nuire au travail des plâtriers et des peintres en bâtiment.

Le Royaume à bâtir a besoin d'une variété d'artisans capables de travailler ensemble. Il faut une communion entre les artisans pour enclencher une solidarité dans le travail à accomplir. Nous sommes tous co-responsables d'un Royaume à venir. Encore faut-il y apporter sa contribution!
Par Daniel LeClair - Publié dans : Foi et Lumière - Communauté : Croyances
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Dimanche 10 août 2008
Ce matin, l'employée à temps partiel responsable de nos repas me partageait sa situation personnelle quand un début d'incendie a commencé sous un chaudron. Un fond de graisse oublié sur un rond du poêle est à l'origine de ce qui aurait pu devenir une catastrophe. La responsable des repas s'est démenée afin que le système de gicleurs n'entre pas en fonction. Ce faisant, elle a évité un dégât monumental d'un part et l'urgence de vider les lieux et l'intervention des pompiers d'autre part.

Cette expérience, aussi anodine puisse-t-elle être en soi, m'a permis de situer une étape essentielle de ma vie que je ne savais pas encore nommer. Victime d'un faux diagnostique médical et d'un traitement apparemment nécessaire mais potentiellement dangereux peut ressembler à ce fond de graisse oublié parce que non visible. Dans mon cas, les gicleurs de ma vie sont entré en action et ont occasionné des dégâts importants. Il m'a aussi fallu l'intervention des ressources extérieures tels que les sapeurs pompiers. Ce sont les services professionnels que je me suis donné l'automne dernier. Aujourd'hui, je reconnais avoir négliger un début d'incendie affectif et émotif tant j'ai été préoccupé par le repas à venir. Je voulais tellement une entrée réussie, un plat de résistance parfait et un dessert exquis que j'en ai oublié la menace de base.

Je suis maintenant à apprendre à refaire confiance en mes facultés de cuisinier et ce, malgré que j'ai maintenant peur du feu dans ma vie. Tout peut être si fragile qu'un manque d'attention eut tout anéantir. On ne peut pas prendre se reposer dans une situation d'urgence. Mais me faut dorénavant éviter de telles situations. Somme toute, je bénis le Ciel pour avoir survécu à un désastre potentiel. C'est une leçon de vie qui ne s'apprend pas dans les livres.
Par Daniel LeClair - Publié dans : Propos et confidences - Communauté : Croyances
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander

Présentation

Créer un Blog

Recherche

Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>
 
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus