Dimanche 27 mai 2012 7 27 /05 /Mai /2012 20:26

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Je ne cacherai que je prie beaucoup pour une solution pacifique dans le conflit social au Québec. Je tente de comprendre afin de me faire une idée de la situation qui opposait les étudiants et le gouvernement du Québec. J’utilise ce temps de conjugaison car c’est évident que la crise est à un niveau quinconcerne toute la société québécoise. Depuis plusieurs jours, il me vient deux mots dans ma méditation : «principes et concept.» J’ai d’abord fouillé sur le Net pour saisir la définition de chaque mot. Contrairement à ce que je pensais, ils ne sont pas synonymes et ce, même si on les utilise comme s'ils l'étaient.

Selon la définition que j’ai trouvée «Le concept est l’idée à partir de laquelle est conduit un projet. Il correspond à une philosophie, un positionnement marketing, un plus du produit. Un concept peut être général et applicable à plusieurs types de produits. Cette catégorie, souvent influencée par les tendances, l’évolution des styles de vie, des modes de fabrication et de distribution, s’est largement développée au cours de la période récente. Parmi les concepts en vogue : concept du produit nomade, du produit jetable, du prêt à utiliser, du recyclable, de rechargeable, du deux en un. (…) Le concept tient en un mot ou en une phrase. Il sera la référence pour tous les intervenants tout au long de la chaîne de mise en œuvre du projet : concepteurs, développeurs, sous-traitants, fabricants, vendeurs, distributeurs, publicitaires, etc.)

Le Concept est donc lié au discours économique, là où on donne des valeurs humaines aux produits de consommation afin de justifier le profit pour le profit. Cette manière de percevoir le monde et les relations humaines fait partie de la philosophie de la mondialisation. On a mis l'homme au service de la machine économique. Commence-t-on à saisir le sens de certaines manifestations qu'.on étale à la une des médias?

Voici maintenant ce que le Dictionnaire de l’Académie française nous dit du mot «Principe.»  «Commencement, origine, source, cause première. Dieu est le principe, le premier principe de toutes choses. Dieu est le principe de tout bien, le souverain principe. Le principe de nos idées, de nos connaissances. Des philosophes ont fait de l’intérêt personnel le principe de toutes nos actions. Remontons au principe des choses. Voyons, examinons la chose dans son principe. Le principe du mal est dans la faiblesse des chefs. Les manichéens admettaient deux principes contraires, un principe du bien et un principe du mal.»

En ce jour de la Pentecôte, je commence à comprendre la profondeur des enjeux, la largeur de la complexité et la portée des conséquences de la page d’histoire que nous sommes à écrire avec l’encre de notre espérance. Si on peut reconnaître aujourd’hui que l’Église des années 40 avait raison en ce qui concernait le néolibéralisme de l’époque, cela devrait nous donner des outils valables pour faire face à la mondialisation d’aujourd’hui. Les conséquences alors prédites sont à se réaliser aujourd'hui. Comment revenir au principe premier au-delà des concepts alléchants qui se voulaient soulager l'espèce humaine des dûretés de l'existence!

On n’a rien inventé avec notre modernisme. Même au temps de Moïse, on avait trafiqué l’amour de Dieu comme principe premier pour l’attrait du veau d’or avec ses concepts adaptés à son époque.  C’est la loi du moindre effort en autant qu’on puisse se payer les services qu’on nous a dit essentiels à notre existence. On a fait taire Dieu pour mieux entendre la soif des tiroirs caisses qui tirent leurs profit à même notre léthargie. Dans ce contexte, je crois de plus en plus que l’Église est encore capable de nous guider dans ce tumulte existentiel. Sa manière de faire a changé. Elle reconnaît la valeur du baptême de ses fidèles. Il revient à ces derniers d’affirmer avec conviction le principe premier de leur foi, celle qui engendre l'Église dont les chefs se font serviteurs. J’apprécie le silence des évêques dans le conflit actuel car l’Église qu’ils représentent est là dans la rue avec ceux qui militent. Le tintamarre en fait que commencer. Il durera tant et aussi longtemps que les manifestants n'affirmeront pas la foi qui les habitent. C'est un principe qui dépasse tous les concepts. Encore faut-il y revenir avec conviction. Alors la fête pour commencer. On aura ainsi passé du «tintamarre» au «tant aimé!»

 

Par Daniel LeClair - Publié dans : Foi et Lumière - Communauté : Croyances
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Mercredi 23 mai 2012 3 23 /05 /Mai /2012 15:52

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On a connu le printemps arabe en 2011. Nous sommes à vivre le printemps québécois en 2012. Frédéric Amiel a écrit : «L’homme sans vie intérieure est esclave des circonstances.» À quand le printemps de la foi, celle libère?

Je pense à cette dame de 81 ans lors de la manifestation monstre dans les rues de Montréal  du 22 mai 2012. Elle a connu les manifestations des années 70. Elle ne s’attendait pas à revoir une autre crise sociale de son vivant. L’événement n’est pas peu banal. La nouvelle a fait les manchettes au niveau de la planète. Le célèbre réseau social CNN en a fait mention à ses nouvelles internationales. L’image de la ville et de la province en prend pour son rhume.

On ne peut plus sous-estimer l’influence des réseaux sociaux dans nos revendications. La nouvelle se répand à une vitesse vertigineuse. L’intimité devient à ce point transparente que les véritables secrets en perdent leurs confidences. Sommes-nous à donner raison à Frédéric Amiel en exposant notre vide existentiel tant nous devenons esclaves des circonstances? Comment exprimer sa foi dans de tels ras-de-marées médiatiques?

La vie intérieure est la racine profonde chez l’humain qui oblige à de nouvelles verdures printanières dans une existence renouvelée. Il faut différencier la foi de la religion. Oui, la religion est une invention humaine car l’homme est foncièrement grégaire. C’est un instinct de vie collectif incontournable. L’homme est relationnel et sa manière de communiquer sa foi constitue les fibres premières de toutes les religions. Un peintre n’agence pas les couleurs sur la toile à partir du cadre qu’il compte éventuellement lui donner.  Il va d’abord terminer le portrait pour ensuite trouver le cadre qui mettra son œuvre en évidence. La toile sera l’expression de sa vie intérieure et le cadre aura sa propre mission, celle d’encadrer l’œuvre.

La religion a pour mission de relier les éléments d’une foi commune. Elle reprend les dynamismes qu’on développe dans les familles. La structure familiale a changé. L’Église s’y ajuste comme elle le peut en autant que ses membres acceptent les ajustements. L’Église catholique reconnaît qu’elle n’a pas l’exclusivité de la foi. Son ouverture à l’œcuménisme en témoigne.  Certains me diront que cela n’a pas toujours été le cas. C’est vrai. Mais les temps ont changé et l’Église aussi. Avons-nous changé notre perception vis-à-vis d’elle? Ai-je le droit de juger ma grand-mère qui aurait 109 ans pour ne pas avoir acheté un téléphone intelligent à ma mère qui elle aurait 89 ans! Le téléphone n’existait pas à l’époque.

Sommes-nous à trafiquer notre foi pour des croyances populaires en lien avec les circonstances esclavagistes de notre époque? «Le monde a bien changé,» chantait le groupe acadien 1755 dans les années 70. «Il n’est plus comme avant…» C'est vrai mais a-t-il évolué? Je n’en suis pas certain. Les découvertes technologiques nous ont-elles fait dévier de l’Essentiel chez l’humain? On sait qu’est-ce qui le motive. Mais où est la source première sa motivation? Là est le sens premier de la foi. Retenons que la foi est toujours envers une personne alors que la croyance repose sur les moyens de s'exprimer à une personne de foi.

Par Daniel LeClair - Publié dans : Foi et Lumière - Communauté : Croyances
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Mardi 22 mai 2012 2 22 /05 /Mai /2012 01:16

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  Cet appel à la mission aux apôtres nous est aussi destiné. A-t-on trop compté sur nos dirigeants religieux pour afficher les couleurs de l’Église dans les enjeux de société? Je pense que oui.

Vatican II a voulu insufflé un vent nouveau au sein de l’institution cléricale. Dans les années 40 et 50, on comptait beaucoup de prêtres ouvriers. Ils partageaient le sort des gens ordinaires. Cette pastorale dérangeait le pape Pie XII. Jean XXIII souhaitait-il un tel témoignage pour l’ensemble des baptisés? J’aime croire que oui. J’ai connu les débuts du mouvement charismatique. Je me souviens du grand ralliement au stade olympique de Montréal en 1977, je crois. Je me souviens que c’était le prêtre français Michel Quoist qui prêcher. «Jésus est vivant, nous en sommes témoins» était le thème de ce grand week-end.

 

Ce mouvement de base s’est peu à peu effrité. On n’en trouve malheureusement que quelques groupuscules ici et là et les regroupements plus importants se sont liés à un mouvement protestant. Des pas de géants ont été faits pour intégrer les laïcs en théologie. On comptait de plus en plus de théologiens laïcs. Le discours religieux s’articulait de mieux en mieux. Mais où sont passés les véritables témoins? On a bien entendu parler de Mère Teresa et de Jean Vanier. On connaît leurs. Ce sont des témoignages éloquents et ceux et celles qui les côtoient se laissent plus facilement interpeler par cette voix intérieure qui oblige à des passages nouveaux. Mais est-ce suffisant? Les vrais témoins posent des gestes qui parlent plus fort que les paroles. Où sont-ils passé?

Pour ce que l’Église a déjà été dans l’histoire et pour la croissance de ce pays, je doute que le discours théologique soit suffisant. Ces discours n'ont pas empêché les mouvements isolés pour faire abolir nos insignes religieux, notamment les crucifix. Cela me dérangent et le silence des témoins encore plus!. Le plus surprenant, ce sont les catholiques qui se montrent les plus réfractaires aux expressions religieuses dans les places publiques. En parallèle, on questionne mon choix pastorale de refuser de faire une cérémonie d’adieu ou une liturgie de la Parole aux salons funéraires.  On a formé des laïcs et des diacres permanents pour un tel service d’Église et on veut que je les remplace parce que je suis prêtre. Pour moi, c’est une incohérence. Pourquoi former des laïcs si on ne les laisse pas exercer le ministère pour lequel ils sont formés?

 

Quand je regarde les mouvements de masse dont plusieurs invitent à la désobéissance civile, je me dis qu’il y a quelque chose de bon en cela. J’admets que le mouvement m’apeure un peu à cause de l'aspect anarchique qui pointe à l'horizon. Il faut des porteurs de Bonne Nouvelle au-delà des discours théologiques. Je maintiens qu’il ne revient pas aux évêques d’exprimer le sens de l’Église dans de tels agissements de masse. D’ailleurs, on a tous vu ce que la présence du nouvel archevêque de Montréal a donné à l’émission Tout le monde en parle! Nos autorités cléricales sont perçues comme des égales aux autorités politiques. L’Église a probablement encore précédé la société dans cette manière d'être contestée. Voyons voir si le Premier Ministre saura écouter son peuple comme nos évêques ont su écouter leurs communautés. Car il faut se le dire, l'Église n'a jamais excommunié ceux et celles qui n'ont pas payé leur capitation depuis belle lurette! On accepte encore de leur rendre service quand ils le demandent, que ce soit pour un baptême, un mariage ou des funérailles.

Comme les premiers apôtres, nous sommes envoyés. Mais personnellement, je vais attendre que mon auditoire soit prêt en l’entendre ce que j'ai à leur annoncer comme Bonne Nouvelle..

Par Daniel LeClair - Publié dans : Foi et Lumière - Communauté : Croyances
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Lundi 21 mai 2012 1 21 /05 /Mai /2012 04:50

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Ai-je été inspiré pour ce jeu de mots? On parle tellement d’ascendant dans l’analyse astrologique de nos signes zodiac. Aujourd’hui, l’Église a célébré l’ascension de Jésus auprès de son Père. C’est l’art abstrait de s’éloigner pour se faire plus près à moins qu’on n’en soit pas tout à fait prêt! Ces jeux de mots sont intentionnels. Tout devient précis quand on accepte le clair-obscur des événements. Le gouvernement Charest propose une solution politique qui n’en est pas une et Jésus propose un éloignement spirituel qui engage un rapprochement.

Avant l’ère chrétienne, Dieu se manifestait par les prophètes. Jésus est venu nous indiquer la nature exacte de Dieu au-delà des commandements rigides de Moïse. Dieu est Amour, telle est sa nature pour tous ceux et celles qui veulent vraiment aimer. Jésus est maintenant auprès de son Père puisque, ensemble, ils ne forment qu’un tant l’amour qui les unit est fort. Cet amour a aussi une nature. Jésus l’appelle le Paraclet, l’Esprit Saint qui prendra la relève par la Pentecôte. Jésus se fait présent sous le mode de l’absence et ce semblant de vide est plein de vie. Encore faut-il s’y brancher! Cela me rappelle quand l’électricité est passée dans un rang de campagne appelée Selwood. J’y ai vécu. Combien de gens regardaient de leur perron de porte ces fils électriques sur les poteaux qui ornent la route? Mais très peu de gens pouvaient s’en alimenter car l’installation était dispendieuse. En était-il ainsi avec sa foi?

Avons-nous présenté un Dieu d’amour tellement inaccessible qu’on n’y croit plus? Aujourd’hui, j’ai rencontré des parents qui vont faire baptiser leur enfant la semaine prochaine. Je présiderai la cérémonie et je ne donnerai pas cher la tonne sur les  convictions de certains d’entre eux qui demandent ce service  à l’Église pour leur enfant. Je m’interdis le droit de juger. La grâce y verra.

Jésus fait de nous ses témoins en autant que nous acceptions notre mission de baptisé(e)s. Comment pouvons-nous s’y prendre pour être crédibles? Lors des manifestations populaires dont nous partagent les médias, un jeune a fait référence à l’époque des années noires de Maurice Duplessis. Il y avait des grévistes à Asbestos en Beauce et l’archevêque de Montréal, Mgr Charbonneau les a défendus. Il a été détrôné par la puissance politique du Premier Ministre de l’époque. Et si on réhabilitait l’histoire? L’Église est pour les revendications des étudiants et la liberté de manifester publiquement. Malheureusement, nous lui attribuons des positions obscures à partir de son passé et celles-ci n’ont jamais été clarifiées par rapport à la politique de Duplessis.  Est-il possible de remettre les pendules à l’heure et élargir l’histoire au-delà de ce qu’on veut bien s’en souvenir?

Quand je dis Église, je ne fais pas allusion aux évêques qui se sentent muselés dans une telle situation. Je fais appel aux baptisé(e)s qui constituent l’Église de par leur baptême. Aurions-nous ouvert les portes à des témoins muets? J’ose faire confiance contre toute espérance.

Par Daniel LeClair - Publié dans : Foi et Lumière - Communauté : Croyances
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Samedi 19 mai 2012 6 19 /05 /Mai /2012 05:57

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J’ai un ami qui a une bergerie. Un jour, il a confié à son fils de fermer la porte de l’enclave pour que les coyotes ne viennent pas perturber le troupeau. À sa grande surprise, dix moutons ont été égorgés par un animal sauvage; un coyote ou un renard. Le fils n’avait pas fermé la porte de la bergerie comme on lui avait demandé. Qui faut-il blâmer, le fils ou les prédateurs? Monsieur Gabriel Nadeau-Dubois s’est  plaît à proposer la désobéissance civile. Son organisme n’a pas informé les autorités sur son itinéraire afin d’assurer sa sécurité et il s'en faisait un plaisir. Il a ainsi ouvert la porte aux casseurs professionnels anarchiques qui ne demandaient pas mieux pour semer la panique dans la population où les manifestations avaient lieu. Qui oubliera Victoriaville et ses émeutes? Les casseurs n’en demandent pas plus et la Classe de Gabriel Nadeau-Dubois leur a ouvert la porte. Est-ce la faute des casseurs ou à l’association étudiante qui leur permet un tel résultat d’impact? Madame Beauchamp avait annoncé que la CLASSE s'était écluse du dilaogue d'avec son ministère. Faut-il s'en surprendre?

Je suis attristé qu’on ait recours à la loi 78 pour mater l’ardeur des étudiants devant la hausse des frais de scolarité. Cette tristesse ne manifeste nullement ma surprise pour autant. Je m’y attendais depuis les débuts. Le gouvernement libéral du Québec est en fin de mandat. Des élections sont à l’horizon et la nouvelle ministre de l’éducation ne se représentera pas. Là est la véritable démocratie. J’ai fait ma petite recherche sur le Net au sujet des dernières élections provinciales. On dit que le taux de participation a été très faible, seulement 57,33%. Monsieur Charest voulait être le seul à avoir les deux mains sur le volant. Il les a eus. Il a probablement pris le champ. Faut-il faire un jeu de mots avec Line Beauchamp?  Il n’y avait qu’un beau champ et il est passé à côté!

Je serai en vacances dans quelques semaines. J’ai mérité ce temps de repos. Trois villes sont rayées de ma liste à visiter; Montréal, Sherbrooke et Québec. Pourtant, les hôteliers y sont accueillants et les restaurateurs savent charmer les touristes. Mais je crains la présence des manifestants anti-loi 78. Depuis l’imposition cette loi infâme, on ne parle que de manifestations pacifiques. Pourquoi ne pas y avoir pensé avant la loi 78? Pourquoi des commerçants montréalais ont-ils eu à payer la note avec des dégâts à leur commerce?

J’ai entendu le cri désespéré du maire de Montréal. Les incorrigibles pourraient lui dire de faire le ménage dans sa propre cours avant de critiquer les revendicateurs qui paradent dans les rues de sa ville. Certains de ses proches font face à des procédures judiciaires avec l'UPAC. Mais justement, les casseurs qui abusent des ouvertures qu’offrent les étudiants en grève ou en boycotte ne sont à mes yeux que de potentiels arnaqueurs qui n’ont pas eu la chance de profiter du système corrompu en collusion sur lequel se penche la commission Charbonneau. C’est le même monde à divers paliers.

Je ne crois pas aux revendications pacifiques à la Gandhi ou à la Martin Luther King qui inspirent soudainement  Monsieur Khadir qui invite à réfléchir sur la désobéissance civile pacifique. Pourquoi réfléchir à cette option après l’adoption de la loi 78 Monsieur Khadir? Cela fait plus de trois mois qu’on aurait dû y réfléchir. Où étiez-vous quand c’était le temps d’y penser? Cette loi qu’on qualifie comme antidémocrate vous aurait-elle inspiré à ce point? Vous n’êtes pas un visionnaire qui croit en l’avenir. Vous n’êtes qu’un réactionnaire qui réagit au stimulus que vous procure celui que vous admirez au-delà de tous, monsieur Charest.

Comme homme d’Église, je crois qu’il y a une solution pacifique et digne des Évangiles. Mais y croyons-nous suffisamment pour lui donner un droit de parole? Je me permets d’en douter. Des jeunes ont déjà fait référence à Maurice Duplessis qu’ils n’ont pas connu en commentant la loi de Charest alors qu’elle n’était qu’un projet. Comment feront-ils confiance en une Église qu’ils n’ont connue que parce qu’on l’a associée à ce dictateur des années noires? Je me surprends à penser à la célébration de la confirmation où le vicaire général du diocèse, délégué de l’Évêque, a ouvert la porte intérieure et vitrée pour aider un père qui en avait plein les bras. D’une main il tenait la main de son jeune fils en âge préscolaire et de l’autre main, il tenait son café Tim Horton. Il venait pour assister à la confirmation de son fils aîné mais sans vraiment y participer.

N’est-ce pas là notre manière de concevoir la politique?  N’est-ce pas aussi  ce à quoi nous oblige la nouvelle loi de Charest? Arrêtons d’être des gérants d’estrade et osons quelques coups de patins sur une patinoire où nous y avons tous notre place et ce, sans émeute et sans contestation. Les médias ne publieront pas notre visage sur leurs écrans mais notre âme en serait plus en paix! Ce faisant, on en arrivera probablement à croire en son avenir qu’on sera prêt à confier ses derniers jours à ces jeunes qui ne demandent pas mieux à nous montrer à quel ils sont à vivre nos valeurs mais autrement.

Par Daniel LeClair - Publié dans : Social - Communauté : Croyances
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Vendredi 18 mai 2012 5 18 /05 /Mai /2012 05:21

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J’aime cette histoire envoyée par courriel. Une personne âgée est à la caisse pour payer son épicerie. Derrière elle un enfant de 9 ans avec sa maman. L’enfant frappe la personne âgée aux talons avec son panier d’épicerie. La dame lui demande d’arrêter. Celui-ci continue de plus belle. La personne âgée demande à la maman de l'enfant de l'arrêter. Celle-ci de répondre :«C’est contre mes principe de l’éducation que je veux pour mon enfant. Je veux qu’il prenne conscience par lui-même le tort qu’il fait aux autres!» Derrière la maman de l’enfant, il y a un jeune de 19 ans. Il ouvre son pot de confiture et le verse complètement sur la tête de la maman de l’enfant. Celle-ci s’insurge. «Que faites-vous monsieur? C’est horrible!» Et le jeune homme de répondre : «J’ai été élevé avec les mêmes principes que vous appliquez pour votre enfant. Je ne vois pas ce que j’ai fait de mal!» La vieille dame dit à la caissière : «Mettez le pot de confiture du jeune homme sur mon compte.»

C’est ainsi que je vois la situation sociale du Québec et la revendication étudiante. Le principe du gel ou de la gratuité scolaire demandés par les étudiants est valide en soi. Mais est-ce réaliste? Nous ne sommes un pays qu’au niveau du cœur, comme les Acadiens qui portent l’Acadie à une dimension inviolable tant elle est intimiste. Le Québec a perdu les référendums qui auraient changé la manière de vivre au Québec. Pourquoi agir comme s’ils avaient été gagnés?  Au delà de l'indpéendance politique et économique, le Québec n'a pas son armée et encore moins sa devise monétaire. Peut-on ainsi se permettre la formule d’éducation de la Norvège? Ce dernier est un pays avec sa propre armée. On y demande aux jeunes de faire un service militaire pour ensuite avoir accès à la gratuité de l’éducation. Ceux qui ne font pas de service militaire doivent payer leurs frais de scolarité.

Je m’attriste qu’on ait recours à une loi spéciale. Mais la sécurité sociale devrait l’emporter sur les droits des étudiants de perturber  l’assurance collective de gagner sa vie selon ses compétences. La CLASSE a frappé trop fort pour lui faire confiance dans la décence des négociations qu’elle revendique. Les Cégeps qui devront remettre leur session sont sous l’égide de la CLASSE. Son porte-parole, Monsieur Gabriel Nadeau-Dubois, au soir de l’annonce d’une loi spéciale, parlait d’un «Printemps québécois!» Ces propos me rappellent le «Printemps arabes» qu’on a connu en 2011 dans un autre pays. Ces propos ont-ils dépassé votre pensée , Monsieur Gabriel? Avec tout le respect que je leur porte, les Arabes aux quels vous faites allusion n’ont pas participé à la découverte ni au développement de notre pays. Pourquoi leur manière de faire ailleurs devrait influencer notre manière de faire ici et aujourd’hui au Québec?

Je suis un travailleur honorable et mon travail contribue à payer les études de ceux et celles qui veulent s'assurer un avenir quand je serai dans une quelconque résidence pour personnes âgées et dépendant de ceux et celles qui seront en fonction. J'accepte cet avenir que je ne connais pas mais dont je serai tributaire. Mais demain matin, j’aimerais pouvoir aller travailler sans inquiétude afin de pouvoir contribuer à vos études, puisque ce sont mes impôts qui vous permettent d’apprendre ce que vos études vous octroient en connaissances quand viendra le temps de décider de mon sort en tant que personne aînée. Vos études coûtent cher, j’en conviens. Mais j’y contribue aussi et ce malgré moi. Alors, de grâce, respect-moi! Vous déciderez de mes derniers comme vous l'entendiez. Mais de grâce, aujourd'hui, entendez ce que j'ai à vous dire. Vous déciderez alors de la fin de ma vie comme il vous semblera bon selon les valeurs que vous jugerez à propos..

 

Par Daniel LeClair - Publié dans : Social - Communauté : Croyances
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Mercredi 16 mai 2012 3 16 /05 /Mai /2012 17:13

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La réforme scolaire aurait-elle formé une société virtuelle émergeante? Est-ce là une trace de résurrection? Je me souviens de ma première calculatrice au secondaire. Mon père en était découragé. Il disait qu’on sacrifiait le calcul mental pour une machine à batterie. Ma calculatrice m’avait coûté $85,00. Une fortune selon mesfinances de l'époque! L’année suivante, elle se vendait $10,00 puisqu’elle avait été dépassée par une plus performante. Je me souviens de mon premier ordinateur. Il m’a coûté $2, 800,00. Le moniteur et sa tour couvraient la totalité de ma table de travail. Aujourd’hui j'ai un ordi portable dont j'ai payé que le quart du prix du premier que je  range dans un tiroir après usage. Le petit-fils d’un ami n’a pas deux ans et il peut déjà trouver ses chansons et ses jeux préférés sur le téléphone intelligent de son père. Il rit quand il voit mon visage sur Facebook et il pleure quand il me voit devant lui!

Le monde virtuel l’emporte de plus en plus sur une société sensée être de plus en plus  intelligente. Savoir pitonner une machine à batterie ou électrique afin de nous conduire dans un univers virtuel compliqué et sophistiqué serait-il devenu la nouvelle norme d’une société équilibrée? On s’articule des mots mais est-ce qu’on apprend à se comprendre? Les dirigeants d’associations étudiantes se disent majoritairement en grève mais les statistiques disent qu’ils ne constituent que le tiers de l’ensemble des étudiants aux études. Un ami enseignant au secondaire et il se sent dépassé dans sa technique d’enseignant. Contrairement à ses premières années d’enseignement, les  étudiants arrivent aujourd'hui en classe alors ils ont déjà pris leurs nouvelles, répondu aux courriels et envoyé plusieurs texto. Il se sent dépassé avec son tableau et sa craie. Il ne se sent plus comme un «passeur de connaissances» pour ses étudiants.

À la rentrée scolaire de 2010, le chef d’antenne d’une chaîne de télévision se montrait anxieux de connaître la réaction des étudiants nouvellement confrontés aux réalités académiques des études post-secondaires. Ces derniers étaient les premiers étudiants de la réforme scolaire enclenchée quelques années plus tôt.  Sommes-nous à constater malgré nous ce qu’aurait donné une telle réforme? On se rappelle qu’on y avait substitué les principes de base de la connaissance par des concepts généraux de l’apprentissage. Ayant appartenus à une autre forme d’initiation à la vie, faut-il se surprendre de ce que les médias nous transmettent en matière de crise sociale. On accuse le gouvernement Charest d’avoir laissé la situation à sa propre déchéance. C’est comme deux logiciels non compatibles qui cherchent une logique commune. Version PC ou Apple?

Le monde virtuel permet une surenchère de connaissances mais donne-t-il lieu à un enracinement plus profond dans l’expérience humaine? Actuellement, le courage de l’expérience humaine consisterait à éteindre ses moyens de communication électronique pour apprendre à se parler dans le respect. Il faudra revoir les principes de base du dialogue avant de se perdre dans des concepts abstraits du discours laconique. Qui aura l’audace d’une telle initiative? Pour un sourd-muet, un boxeur est-il à parler avec ses poings? Que de propos frappants savamment articulés! C’est pourtant ce que je constate à partir de mon téléviseur. Mes mots en perdent leur latin et ma foi en oublie sa religion.

Par Daniel LeClair - Publié dans : Social - Communauté : Croyances
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Samedi 12 mai 2012 6 12 /05 /Mai /2012 04:40

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J’ai volontairement écourté la messe au Domaine du Cap parce que je voudrais regarder à RDI l’émission consacrée à Jean Lapointe. Jean Lapointe est exceptionnel pour moi. Il a été humoriste, comédien et il a donné son nom à la fondation Jean Lapointe et des maisons de thérapie portent aussi son nom.

Je crois en Jean Lapointe comme je crois en la vie et en Dieu. Il m’a fait rire aux larmes. Il est vieux mais il éveille en moi une jeunesse éternelle. Il donne du panache à mon sacerdoce. En ce temps-ci, la liturgie nous indique que l’esprit de Dieu nous habite. C’est ce que je reconnais en Jean Lapointe. Je ne lui souhaite pas la mort. Mais quand elle viendra, je voudrais célébrer ses funérailles. Il me semble que ce sera une célébration pleine de vie!

Je rappellerai une histoire qui lui ressemble. Imaginons-nous en présence d’une femme enceinte de 8 mois et demie. L’enfant qui va naître deux semaines est plein de vie. Imaginons que nous puisons dialoguer avec l’enfant à naître. Nous lui dirions comment comme nous avons hâte qu’il  naisse. Il nous répondrait : «Pourquoi je dois naître?»  «Mais tu vas vivre!» lui dirions-nous. Il nous répondrait :  «Mais je vis déjà!» Comment lui expliquer qu’il verra des levers et des couchers de soleil,  la beauté des océans, la grandeur des champs et la majesté des forêts?

On pourrait lui dire : «Mais tu vas voir ta mère, celle qui te porte!»  «Ma mère!» nous dira-t-il.  «Je ne l’ai jamais vue! Elle n’est jamais venue ici me dire qu’elle existait! Je ne l’ai jamais vue! Ce n’est peut-être que qu’un mot que tu as inventé autrement j’aurais peur devant mon avenir!»  Que pouvons-nous lui dire autre que d’attendre et qu’il verra!

Il pourrait nous décrire ses petites mains. À huit mois et demi, elles sont bien développées.  «  À  quoi cela ça sert?» Comment lui expliquer qu’il pourra jouer de la guitare, du piano et avec un vocabulaire qui nous rejoint, nous faire rire aux larmes!

Il pourrait nous décrire ses petits pieds. À huit mois et demi, ils sont bien développés. «À quoi cela ça sert? » Comment lui expliquer qu’il pourra courir, marcher, faire de la bicyclette et du pédalo! Ou encore faire des stérpettes sur la scène pour faire rire? Tout ce que l’on pourrait lui dire c’est : «Attends de naître, et tu verras!»

Je ne crois pas en la mort. C’est ce que nous voulons célébrer en cette cérémonie. On ne sait pas comment cela se passe dans l'autre monde et nous ne comprendrons probablement jamais comment cela est possible avec nos dimensions humaines. Mais Jean a cru en sa mission d’humoriste et de chansonnier. Pourquoi faudrait-il douter à ce que la vie lui réserve de plus grand? Cette vie dans l’éternité ne peut pas se limiter à ce que nous en gardons comme une simple expérience humaine.

Merci Jean. Tu m’aides à croire de la même manière que tu m’as fait rire.

Par Daniel LeClair - Publié dans : Foi et Lumière - Communauté : Croyances
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Jeudi 10 mai 2012 4 10 /05 /Mai /2012 20:54

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J’ai fini la lecture du livre de sœur Marie Paul Ross Je voudrais vous parler d’amour et de sexe. Je viens vous partager mes impressions de lecteur.

Je reconnais le combat intérieur de l’auteure par rapport aux préjugés qu'elle a eu à surmontés.  Elle a su convaincre ses supérieures de la nécessité pour elle de venir sexologue. Elle a puisé dans son expérience missionnaire d’infirmière pour étaler des arguments convaincants. Elle a eu aussi à surmonter les préjugés de ses collègues de classe. On ne comprenait pas les intérêts qu’une religieuse pouvait avoir pour un tel investissement. Les expériences rencontrées par sœur Marie Paul ne sont pas étrangères à ce que j’ai vécu comme intervenant en toxicomanie. Somme toute, le contenu du livre n’a rien ajouté aux informations que j’avais déjà sur le sujet.

Je rejoins la pensée de l’auteure sur la nécessité d’une formation en matière sexuelle pour s’éviter des drames psychologiques majeurs. J’avais appris que l’enfant à naître possède son réseau émotionnel dès le troisième mois de grossesse. L’enfant ressent dans le sein maternel les sentiments de la mère. Il naît avec ce bagage émotionnel. Plus tard, il apprendra à nommer ses émotions afin de mieux les canaliser dans ses expériences quotidiennes. Il ne les invente pas en les nommant, contrairement à ce qu’on aimerait en croire.

C’est ce que l’auteure identifie comme la mémoire moléculaire. Chaque molécule du corps enregistre les sensations primaires et elles sont capables de les garder en mémoire. Cette sensation intérieure engendre le système de l’imagerie interne qui motive les réactions profondes de la personne. Cela m’aide à comprendre ma réaction devant un chien de race doberman. J’ai toujours cette sensation au niveau des jarrets que je ne peux pas contrôler et ce, peu importe le raisonnement que je peux m’en faire. J’ai déjà partagé cela avec un de mes frères plus âgé. Il m’a dit que j’ai été traîné par un doberman qui me tenait dans sa gueule par les jarrets. Il était surpris que je m'en souvienne alors que je n’avais pas deux ans au moment de l’événement.  

Dans les faits, j’en n’avais aucun un souvenir cognitif au niveau du cerveau mais la mémoire des molécules au niveau des jarrets s’en souvient et elle rappelle la sensation primaire bien ressentie quoique oubliée au niveau cérébral. Les chiens aux allures de doberman auront toujours un effet néfaste sur mes réactions internes. Ces réactions ne se raisonnent pas, elles sont un point et c’est tout. J’aurai la chance de revenir sur le sujet sur les mesures à prendre dans les situations d’avortement et d’agression sexuelle. Ce ne sont pas des expériences banales et un encadrement constructif est essentiel.

J’ai des réserve toutefois à recommander le livre de sœur Marie Paul Ross. C’est au niveau de l’écriture. Elle passe souvent du cas particulier vu en thérapie au général du commun des mortels et ce, sans préavis. À un endroit, elle commence un paragraphe en parlant de sa clientèle religieuse. Selon son estimation, 20% de sa clientèle respectait son engagement religieux et de chasteté. D’amblée elle affirme que 80% des prêtres et des religieuses ne respectent pas leur engagement au célibat. L’affirmation est fausse. C’est 80% de sa clientèle. Or, il n'y a pas de preuves que ce soit le cas de ceux et celles qui ne l’ont pas consultée. Ils ne sont donc pas représentés dans de tels  statistiques. C’est malheureusement l’information qui a passé dans les médias.

S’il y a une situation où deux moitiés ne font pas un entier, ce livre en est un exemple frappant. Il y a trop de sentiments personnels pour considérer ce livre comme un ouvrage valable en sexologie d’une part et elle ne va pas assez dans le témoignage de ses sentiments d’autre part. À trop mêler les genres littéraires dans un même livre on en arrive à écrire quelque chose qui ressemble à Je voudrais vous parler d’amour et de sexe. En parler est une chose. Mais qu’est-ce qu’on peut en dire de constructif? Écrire un tel livre n’inscrit pas des notions solides dans l’esprit du lecteur. Je ne dis pas que le livre est condamnable. Mais j’invite le lecteur à la prudence intellectuelle. L’auteure dénonce des situations fortes qui sont déplorables. Sont-elles vérifiables afin de les solutionner? Ça c’est une autre question.

Par Daniel LeClair - Publié dans : Résumé de lecture - Communauté : Croyances
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Mercredi 9 mai 2012 3 09 /05 /Mai /2012 04:49

Faut-il se surprendre que les étudiants aient refusé l’entente de principe! Je suis de ceux qui espéraient une solution pacifique à la crise sociale qui sévit actuellement. Il y a longtemps que l’on sait qu’il faut changer des choses. Il fallait que ça arrive un jour. Or, le jour est arrivé.

Il faut dire que la table de négociation présentait un cocktail Molotov important. La majorité des étudiants viennent d’un milieu où ils ont été enfants-rois. Pour la première fois, ils se font dire non à leur revendication et ils ne l'acceptent pas. Ils étaient appuyés à la table par différents groupes syndicaux qui devaient agir comme des mentors. Ces derniers étaient là pour les initier à la négociation.  Comme inspirateurs, ils ont été les premiers à dénoncer l’attitude arrogante du gouvernement par rapport à l’entente. Il faut aussi les comprendre. Ils sont les adversaires du gouvernement lors des conventions collectives à renouveler de la fonction publique. Quand sommes-nous d'accord avec l'adversaire?

À la table de négociation, il y avait aussi les représentants des universités et des cégeps. Leur administration est mise en cause et ils défendent leurs positions respectives. Une meilleure gestion de leur part pourrait assurer l’accessibilité à l’éducation des jeunes à différents niveaux. Ces derniers sont convaincus qu’ils peuvent trouver des moyens de réduire les frais de scolarité à partir de la gestion de ces institutions d’éducation. Comble de tout, dans les manifestations des jeunes se sont introduits des casseurs de grèves qui n’avaient rien à faire avec la revendication des étudiants. Ils ont saccagé et créé des dommages qui ont porté atteinte à la crédibilité des jeunes.

La vie est une école sans grades ni diplômes. Mais qu’on y en apprend comme leçons de vie! Peu importe d’où ils viennent, ils goûtent au dur remède de la réalité. Pour eux, l’éducation est un acquis. Que pouvons-nous faire dans la vie sans une degré universitaire ou collégial? Et pourtant, leur session est compromise. On peut remettre à l’automne prochain la session avortée de l’hiver qui se termine. Mais qu’est-ce qui arrive aux déboursés financières payées en janvier dernier pour une session qui n’a pas eu lieu?

Les vrais révolutionnaires ont sacrifié quelque chose de leur vie pour le bien de l’humanité. Pour les étudiants qui nous concernent, c’est une session académique qu’ils ont sacrifiée. Qu’est-ce que cela va donner? La décision finale appartient au gouvernement Charest. Oui, ce sont des étudiants. Mais ils ne sont plus des enfants. Même les représentants des associations étudiantes sont débordés par la situation. Ils ne s’attendaient pas à de telles réactions des étudiants à la base. Que faut-il en retenir? Franchement, je n’en sais rien.

J’ai confiance en la vie. Selon l’ancien ministre Cournoyer, la crise du FLQ des années 60 était pire. Mais, à ce que j’en sache, les revendicateurs ont rejoint les rangs de la société qui se croit normale. Je pense à fèlquiste Lanctôt qui a ouvert une maison d’édition. Et  combien d’autres qui s’en sont néanmoins bien sortis? Qu’adviendra des jeunes d’aujourd’hui qui veulent changer le monde de la finance et de la corruption? Je n’en sais rien. Mon psy peut ne pas être d’accord avec moi, mais j’ai tendance à faire confiance. Le meilleur est à venir mais on ne sait pas à quoi il ressemblera!

Par Daniel LeClair - Publié dans : Social - Communauté : Croyances
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